Un barrage contre la pauvreté

Libération – octobre 2014 Libé GERD Page 1

Le premier coup de pelleteuse a été donné il y a trois ans, sur la rive d’un affluent du Nil, à quelques encablures de la frontière soudanaise. Depuis, le Grand Barrage de la Renaissance Ethiopienne (GERD en anglais), symbolise les rêves de développement d’Addis-Abeba. En ajoutant 6000 MW à sa besace énergétique, le pays pourrait même se permettre de vendre de l’électricité à ses voisins. Le projet a un coût. L’Ethiopie finance la construction du GERD sur ses propres fonds. Tout ce que le pays compte de fonctionnaires et d’entreprises est mis à contribution. A côté de cela, les bisbilles diplomatiques avec l’Egypte et le Soudan, deux pays en aval du Nil, semblent presque dérisoires. L’ingénieur Semegnew Bekele est le visage et la voix de ce projet fou pour l’un des pays les plus pauvres au monde. Mon reportage ici.

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