Qui suis-je

English version below.

En bref :

Longtemps journaliste. En France pour l’Humanité (2003-2007), puis en freelance en Côte d’ivoire (2007-2009), en Suisse (2009-2011) et en Éthiopie (2011-2016) pour des médias aussi variés que Le Monde, Médiapart, la Revue XXI, France 24… Un peu moins journaliste depuis mon installation en Inde, en décembre 2016. Je vis à Kampala, en Ouganda, depuis l’été 2019.

J’écris toujours, mais différemment. Mon premier roman, intitulé Kazenchis se tait le dimanche, a paru aux Éditions Cambourakis en février 2019. Il y est beaucoup question d’Éthiopie, de filiation et d’émancipation. Le deuxième est encore au stade larvaire, mais il grandit, il grandit…

J’ai aussi écrit une courte nouvelle sur Delhi (pas encore publiée, mais disponible sur ce blog). Parmi les projets qui me tiennent à coeur, je travaille sur un livre pour enfants coécrit avec ma fille (son imagination n’a pas de limite). Les illustrations seront réalisées par mon frère, si nous trouvons le temps de nous y mettre.

Ce blog contient la plupart des reportages (textes et photos) que j’ai réalisés pour la presse française et suisse (Le Monde, Médiapart, la Revue XXI…) lors de mon séjour dans la Corne de l’Afrique, entre 2011 et 2016.

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En moins bref :

Journalisme – Après près de cinq ans au quotidien l’Humanité à couvrir l’actualité scientifique, je me suis installé en Côte d’Ivoire, d’où j’ai pu découvrir l’Afrique de l’Ouest. Pas assez longtemps, hélas. Puis deux ans et demi à Genève, en Suisse, où je me suis essayé à la TV (France 24). De juin 2011 à décembre 2016, j’ai vécu dans la « Nouvelle Fleur » (Addis-Abeba) d’où j’ai travaillé pour plusieurs médias en langue française. Dans le désordre : Le Monde Afrique, Médiapart, L’Humanité, Le Temps, Ouest-France, Libération, la revue XXI, Marianne, Alternatives Internationales, AFP, Le Soir…

Communication – Hélas, ni le journalisme, ni la littérature ne me font vivre. J’ai donc exploré d’autres voies. Depuis début 2017, je travaille régulièrement comme rédacteur/éditeur indépendant pour des publications (magazines, rapport, affiches…) d’organisations internationales, en particulier le magazine Spore, consacré à l’agriculture dans les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique. Je jongle beaucoup entre le français et l’anglais.
Auparavant, j’ai travaillé sur une brochure pour le bureau UNICEF de Côte d’Ivoire en 2009, puis sur un long reportage au Mali pour le CIMMYT (International Maize and Wheat Improvement Center) en novembre 2012. De bien belles expériences que j’espère pouvoir réitérer.

Par ailleurs, j’ai décroché un Master en Media, Communications and Public Relations avec l’Université de Leicester (UK) après deux ans d’études à distance, entre 2013 et 2015.

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I worked as a journalist for about 14 years, first at the French newspaper l’Humanité (science reporter), then as a freelancer in West Africa, in Geneva and in the Horn of Africa. I worked for a wide range of outlets (including Médiapart, Le Monde Afrique, L’Humanité, Le Temps, la revue XXI, Ouest-France, Alternatives Internationales…).

In December 2016, I moved to New Delhi, India, where I keep on writing but no longer as a reporter.

I also worked as communication professional. In June 2009, I contributed to the production of a brochure for the UNICEF country office of Ivory Coast. In November 2012, I produced a long story (text and photos) in Mali for the CYMMIT (the International Maize and Wheat Improvement Center). Both were great experiences that I hope to repeat.

In July 2015, I completed a MA in Media, Communications and Public Relations with the University of Leicester (part-time, distance learning).

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Ciao Ethiopia, again.

Addis-Abeba, Piazza, décembre 2019. VD

Je n’ai jamais été capable de soutenir une conversation en amharique, tout juste de me débrouiller sur un marché, d’indiquer une direction à un chauffeur de taxi ou de dérider un représentant de l’État. Quand bien même, trois ans après avoir quitté l’Éthiopie, il m’a fallu peu de temps pour m’amuser à revisiter la langue, d’abord avec le douanier, puis le chauffeur de taxi qui m’a déposé à Kazenchis et le serveur du café où je me suis installé. Pas de quoi se pâmer, mais qu’il est surprenant de constater à quel point ce pays ne m’a pas quitté.

Addis, Abeba, décembre 2019. VD

Addis a changé, pas forcément en bien. La ville a revêtu des habits de béton, inharmonieux, tournant le dos à ceux qui l’habitent. Les bâtisseurs se livrent, davantage qu’auparavant, à un regrettable concours en élevant des tours au-delà du raisonnable (et du nécessaire ?). Le quartier Kazenchis n’est plus que remblais et chantiers, il ne demeure presque plus rien de ces ruelles qui m’ont inspiré le roman. Plus haut, Piazza se tient un peu à l’écart, mais les pelleteuses ne sont pas loin. Au ras du bitume, le vent nouveau ne souffle pas le même air, du moins en apparence. Les mêmes échoppes, les mêmes petits cafés sombres continuent d’offrir un refuge aux moins bien lotis.

La circulation est plus dense, mais derrière les nouvelles avenues asphaltées par des ingénieurs chinois, on continue de porter des sacs de charbons sur la tête, de réparer son antique Toyota Corolla, de faire sécher le piment au sol. Douce sensation de déjà-vu. Dans les cafés et les taxis, le ton est plus libre, les regards moins tendus que quelques années en arrière. L’Ethiopie évolue et c’est tant mieux, à son rythme et dans le désordre. Soyons honnête : je suis resté à peine le temps de retrouver le goût d’autrefois, pas celui de me faire un avis sur le nouveau visage du pays.

Je suis allé à Addis pour présenter mon roman « Kazenchis se tait le dimanche ». La rencontre organisée par l’Alliance française a été chaleureuse et réjouissante. Je m’attendais à une discussion différente de celles que j’ai en France : je n’ai pas été déçu. Nous avons davantage parlé d’écriture que du pays, forcément. J’espère que ceux qui ont acheté « Kazenchis » prendront plaisir à le lire. Merci énormément à Christian, le directeur, et Lucie, en charge des affaires culturelles, pour leur accueil.

Ciao Ethiopia, again.

Crédit : Berhanu Beyene / Alliance ethio-française.
Crédit : Berhanu Beyene / Alliance ethio-française.
Crédit : Berhanu Beyene / Alliance ethio-française.
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