Des fringues « made in Ethiopia » ?

VD-LT Textile1Le Temps – sept. 2013

C’est l’histoire d’un pays qui ne cesse de se rêver autrement. Plus fort, plus développé, plus riche… Plus, quoi.

Au point, parfois, de se mentir un peu.

L’Ethiopie, donc, aimerait supplanter l’Asie et son industrie pour, un jour, vêtir le monde. Quelques grands noms et gros capitaux (H&M, Tesco…) ont déjà été séduit par les appels du pied du gouvernement d’Addis-Abeba, par la main d’oeuvre si bon marché (pensez, les salaires ici représentent VD-LT Textile bis copyun dixième de ce qu’il sont en Chine) et un climat (fiscal) si doux.

Ca marche. Les usines du groupe Turc Ayka sont splendides, propres, ultra-modernes. Aux normes européennes. Pour cela, la société fait tout elle-même, de la production, bientôt, de son coton dans le sud de l’Ethiopie à la découpe des vêtements. Tout, y compris la construction de l’usine par une filiale du groupe. Ca marche, on vous dit.

Pour les bourses plus modestes, ça se corse. Obligation de se concentrer sur une seule tâche : la teinture, le tissage ou la couture. En croisant les doigts pour que les fournisseurs tiennent leurs promesses. En Ethiopie, tout ou presque doit être importé. Le pays ne produit rien, ou alors de mauvaise qualité. Pour cela, le gouvernement est généreux : pas de taxe aux douanes. Reste ensuite à exporter, via Djibouti, seul accès à la mer d’un pays enclavé, à deux ou trois jours de camion de la capitale éthiopienne.

Ca en fait, des noeuds.

Ayka Addis Group - Addis-Abeba

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