« En Erythrée, on ne peut être que soldat ou étudiant »

Le Monde – Septembre 2015

C’est un reportage qu’il faudrait faire sur plusieurs semaines pour parfaitement saisir les histoires entendues qui, toutes, se font écho. Trop pour ne pas donner envie d’aller voir de l’autre côté de la frontière, dans les vallées des hauts-plateaux érythréens, dans les rues et les cafés d’Asmara, la capitale d’un petit pays que l’on ne connait qu’à travers les récits glaçants de ces réfugiés. Je reste convaincu qu’il y a autre chose à raconter, du moins autrement. Un jour, peut-être… J’y travaille.

Ethiopia, September 2015 - In the screening center of Abadaguna, near the Eritrean border, Eritrean defectors are waiting te be registred and taken to a refugees camp. They fear that if they are identified, their families would be threatened by the authorites. They all want to go to Europe or the US.

Les jeunes Erythréens, parfois très, très jeunes, qui franchissent la rivière Mareb qui sépare leur pays de son frère ennemi éthiopien, se préparent ici à un long voyage vers l’Europe. Le nord de l’Ethiopie n’est qu’une étape.

Mon reportage dans Le Monde Afrique.

L’impossible retour des enfants érythréens réfugiés en Ethiopie

Le Monde Afrique – Septembre 2015

La problématique n’est pas nouvelle, mais ici, elle prend une tournure particulière.

Ethiopia, September 2015 - Over 47.000 Eritreans live in the Hitsats refugees camps in Ethiopia, near the border. The newly arrived stay in UNHCR tents. The other live in concrete houses. Opened in 2013, the camps quickly reached its full capacity.Des milliers d’enfants érythréens franchissent, souvent seuls, la frontière avec l’Ethiopie. Sans pouvoir rentrer chez eux.

Ces mineurs, souvent très jeunes, ne mesurent pas toujours les conséquences de leur acte : l’Ethiopie et l’Erythrée n’ont aucune relation diplomatique et les rapatriements d’enfants non accompagnés ont cessé en 2009.

Pour ceux qui n’ont pas de famille dans les camps de réfugiés ou dans la région, le futur s’écrira sans leurs parents. Du mauvais côté de la frontière.

Mon reportage dans Le Monde Afrique.