Le Somaliland, Etat autoproclamé, est en quête de reconnaissance

Médiapart – décembre 2015

J’aurais dû publier ce reportage plus tôt, mais… j’ai oublié.

Hargeisa, Somaliland (Dec. 2015) - Le mémorial du bombardement

Somaliland (Dec. 2015) – Le mémorial du bombardement d’Hargeisa par l’armée du Président Siad Barre, dans le centre de la capitale. A part quelques maisons, tout y a été détruit en 1988. Vincent Defait

J’ai pourtant vécu des situations cocasses en compagnie d’un ministre allongé sur un matelas, au denier étage de son ministère, devant une montagne de Khât. Dans le hall résonnant d’un hôtel de Berbera où des policiers en civil voulaient nous embarquer, mes deux collègues et moi, avant de nous laisser là, un peu hébétés. Au marché aux bestiaux en compagnie de l’un des hommes les plus riches du continent vêtu d’un costume taillé pour les bureaux de banque qu’il possède. Entre les murs défraichis de l’Oriental hotel que les puissants haut-parleurs de la mosquée voisine faisaient vibrer pendant des heures.

Bref, ce fut une plongée passionnante (mon reportage est accessible ici) dans un pays qui n’en est pas encore un. Et qui ne le sera sans doute jamais.

 

Somaliland : Berbera, un port au bout de l’attente (1/4)

Le Monde Afrique – décembre 2015

Le premier volet d’une série de quatre reportages pour Le Monde Afrique.

Au bout d’un ruban de goudron, le port de Berbera ronronne. Il faut l’imaginer plus grand, plus animé, plus équipé, pour saisir son potentiel. Alors, le Somaliland, un Etat que personne ne veut reconnaître malgré ses réussites dans une région qui n’en compte pas assez, pourra se développer à sa juste valeur.

Berbera, Somaliand (Déc. 2015) - Ali Hoor Hoor, l'influent mana

Berbera, Somaliland (Déc. 2015) – Ali Hoor Hoor, l’influent manager du port de Berbera d’où le pays exporte du bétail vers les pays du Golf. Le port est l’un des poumons économique du Somaliland. Vincent Defait

L’Ethiopie voisine pourra enfin y faire transiter une partie de ses importations, offrant au passage un joli pactole en taxes portuaires à un pays qui fonctionne avec un budget rabougri.

En attendant, ça coince. C’est dommage mais c’est ainsi.

Bonne lecture…

Mon reportage est accessible ici.