Le climat de violences en Ethiopie fait douter les investisseurs

Le Monde Afrique – septembre 2016

Le refrain est connu : au sud, il y a la Somalie et les milices islamistes Al-Shebabs, à l’ouest le Soudan du Sud où plus personne ne semble avoir le contrôle des hommes en arme, au nord l’Erythrée avec qui l’Ethiopie est en guerre larvée. Et puis, au centre de ce foutoir, Addis-Abeba qui maintient une croissance économique au-dessus de la moyenne continentale, qui dépense l’aide humanitaire correctement et qui reste, au prix d’une surveillance aigüe de la société, exempt de conflit armé majeur. Cette stabilité, l’Ethiopie en a fait un argument pour s’assurer le soutien de l’occident et attirer les investisseurs.

Pas sûr que ça marche encore longtemps.

Depuis près d’un an, le pays tremble. Le pouvoir central fait face à d’innombrables manifestations dans la vaste région Oromia, ainsi que le coeur de l’ex-empire abyssin, la région Amhara. Fin août, des fermes horticoles étrangères ont été visées par les manifestants. Le groupe néerlandais Esmeralda l’a annoncé, après que ses installations – 10 millions d’euros d’investissement – soient « parties en fumée » : il se retire d’Ethiopie.

Et si l’entreprise était suivie d’autres ? On n’en est pas là, mais les investisseurs doutent. Mon article pour Le Monde Afrique.

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Mes photos pour La Croix

La Croix – avril 2016

Une fois n’est pas coutume, on m’a demandé d’illustrer avec mes photos le reportage d’un confrère de passage à Addis-Abeba. Alors voici mes clichés de jeunes entrepreneurs éthiopiens pour ce papier titré « Voyage dans les incubateurs d’Addis-Abeba ». A lire ici.

LC photos - startups-1

LC photos - éco-2

 

Et puis, celui-ci, consacré plus largement à l’économie du géant de la Corne de l’Afrique (avec lequel je ne suis pas entièrement d’accord). A lire ici.

La monnaie n’a quasiment plus aucune valeur au Somaliland (3/4)

Le Monde Afrique – décembre 2015

C’est l’un des reportages que j’ai pris le plus de plaisir à écrire. Sans doute du fait des contradictions dont le pays est pétri.

VD Monney changer

République autoproclamée indépendante qu’aucun Etat ne veut reconnaître, le Somaliland n’a que deux banques, possède une monnaie sans valeur et présente des taux d’analphabétismes records. Mais ses 3,5 millions d’habitants peuvent payer leurs factures et leurs dépenses quotidiennes par SMS

Voici l’histoire d’une économie unique, en marge du monde tout en étant totalement dépendant de l’extérieur.

Bienvenue au Somaliland, où la modernité côtoie le dénuement.

Abdirashid Duale, le passeur d’or du Somaliland (2/4)

Le Monde Afrique – décembre 2015

Hargeisa, Somaliland (Déc. 2015) - Abdirashid Duale, le patron

Il s’en tient à son histoire, celle qui se mêle à l’épopée de son entreprise, et s’en écarte à peine. Pour être honnête, ce portrait d’Abdirashid Duale est loin d’être complet.

Je l’ai écrit avec l’impression d’avoir manqué quelque chose.

D’un autre côté, cette histoire qu’il a bien voulu livrer vaut son pesant d’or.

Abdirashid Duale n’était qu’un enfant quand les bombes ont mis le feu au Somaliland. Son père creusera le sillon de son succès dans ce drame. Quelques décennies plus tard, voici le fils à la tête d’une entreprise phare du continent africain. Au Somaliland, sans Dahabshiil, le pays n’est rien.

Le portrait d’Abdirashid Duale.