Un train chinois pour booster l’économie éthiopienne

Le Temps – octobre 2016

Une page se tourne en Ethiopie. Un monde bascule, en fait.

Ce matin, un nouveau train a quitté Addis-Abeba. La voie ferrée est chinoise, les engins sont chinois et les cheminots seront aussi majoritairement chinois pendant au moins les cinq prochaines années.

Ethiopie, Septembre 2016 - Un employé de l'entreprise chinoise

Ethiopie, Septembre 2016 – Un employé de l’entreprise chinoise (CCECC) qui gèrera le train entre Addis-Abeba et Djbouti pendant cinq ans. L’Ethiopie veut construire 5000 km de rails.

J’ai vu cette nouvelle ligne se construire. J’ai même passé pas mal de temps à l’arpenter il y a quelques années pour un récit paru dans la Revue XXI. Il était déjà question de booster une économie vaillante, d’un formidable outil supplémentaire pour arracher le pays à la pauvreté. Cela y suffira-t-il ?

Entre temps, l’Ethiopie a connu l’une des pires sécheresses des trente dernières années et, depuis un an, le plus vaste mouvement de défiance envers les autorités sur un quart de siècle. La belle histoire déraille.

Tout ça et quelques questions en plus dans mon article pour Le Temps.

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Ca plane pour Ethiopian Airlines

Le Monde Afrique – novembre 2015

VD Ethio Airlines ChineseEthiopian Airlines, c’est la success story éthiopienne. La vitrine du pays à l’étranger, en fait.

Depuis quelques années, l’entreprise ne cesse de croître, d’investir et d’ajouter de nouvelles destinations à une liste déjà longue. Et puisque le ciel africain a des difficultés à s’ouvrir aux compagnies africaines, Ethiopian Airlines se tourne vers l’Est. Vers la Chine, en particulier.

Mon article est ici.

Pour placer cette réussite dans un contexte continental, je vous recommande de lire l’article de ma consoeur Morgane Le Cam sur la conquête du ciel africain.

A Addis-Abeba, on s’entasse avec fierté dans le premier tramway d’Afrique subsaharienne

Le Monde Afrique – Septembre 2015Ethiopie, sept. 2015 - Le tramway d'Addis-Abeba, financé à 85% par la banque chinoise Exim et construit par l'entreprise chinoise CREC, est partiellement entré en fonction le 20 septembre 2015.

Soyons honnêtes. Quand les pelleteuses ont commencé, il y a trois ans, à défoncer les rues d’Addis-Abeba, à déloger les riverains de ces avenues qu’il a fallu élargir, à démolir leurs maisons, leurs magasins, quand les premiers rails ont été posés, on a douté. Du bien fondé de ce tramway dans une capitale qui a besoin de tant d’autres choses. Puis les premières rames ont commencé à rouler. Pour qui ? A quel prix ? Les questions ne manquaient pas. Comment ce tram s’accommodera d’une circulation hésitante, de piétons peu aux faits des dangers, des ânes indifférents au trafic ? Et l’électricité ? Comment assurer un service quotidien dans une ville habituée aux coupures de courant ?

Beaucoup de ces questions restent sans réponse. Mais le tramway est là. S’il est une bataille que les autorités éthiopiennes ont remporté, c’est celle de l’image. Restent à  convaincre totalement un public enthousiaste et hésitant.

Pour embarquer, cliquez ici.

Yonas, conducteur de tramway à Addis-Abeba

Yonas, conducteur du futur tramway d’Addis-AbebaLe Monde Afrique – mars 2015

En trois ans de travaux, le futur tramway d’Addis-Abeba a transformé la capitale éthiopienne. Et changé la vie de Yonas. Le quadra revient tout juste de dix mois de formation en Chine. L’homme n’en est pas peu fier. Son portrait ici.