Mes photos pour La Croix

La Croix – avril 2016

Une fois n’est pas coutume, on m’a demandé d’illustrer avec mes photos le reportage d’un confrère de passage à Addis-Abeba. Alors voici mes clichés de jeunes entrepreneurs éthiopiens pour ce papier titré « Voyage dans les incubateurs d’Addis-Abeba ». A lire ici.

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Et puis, celui-ci, consacré plus largement à l’économie du géant de la Corne de l’Afrique (avec lequel je ne suis pas entièrement d’accord). A lire ici.

L’Ethiopie affronte la pire sécheresse depuis trente ans

Médiapart – avril 2016

L’an dernier, à la même époque, on parlait de 2,9 millions de personnes ayant besoin d’une aide humanitaire. Six mois plus tard, il était question de 10,2 millions. Entre temps, il a fallu aux organisations humanitaires – ONU et ONG – discuter ces chiffres avec des autorités réticentes à voir leur pays associé à ces images d’enfants mourant de faim.

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Ethiopie, région Somali (avril 2016) – Une clinique ambulante, dans un lieu-dit. Ici, on vérifie l’état de santé des enfants, premières victimes des crises alimentaires. Vincent Defait

Soyons clair : je n’ai vu personne mourir de faim. Peut-être ne suis-je pas allé au bon endroit. Possible. Une certitude, cependant : les autorités feront ce qu’il faut pour ne pas voir sur leur sol une nouvelle famine. Quitte à compliquer le travail des journalistes.

Quoiqu’il en soit, de l’avis de beaucoup, la crise est relativement bien gérée pour le moment. Le gouvernement y consacre une fortune, compte tenu de son budget. Reste à communiquer un peu plus sur le sujet. Ca aide, quand il faut lever des fonds…

Mon reportage pour Médiapart (pour les abonnés).

En Ethiopie, deux jours de deuil national après le massacre de 208 personnes

Le Monde Afrique – avril 2016

Forcément, très vite, on a pensé au slogan « Bring back our girls » nigérian. Les réseaux sociaux éthiopiens, en tout cas, ont frémi dès l’annonce de l’enlèvement d’une centaine d’enfants et le massacre de 208 personnes, près de la frontière avec le Soudan du Sud.

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Dans l’Etat de Jonglei, au Soudan du Sud – Février 2012. Cette femme vient de passer plusieurs jours à se cacher dans la brousse, après un raid meurtrier de Nuer sur les Murle. Vincent Defait

Les assaillants seraient des Sud-Soudanais de l’ethnie Murle, habitués des raids sur le bétail contre les Nuers, principales victimes de cette tuerie. Rien de nouveau, hélas, si ce n’est le nombre de morts.

Pourquoi ces raids meurtriers ? Quels sont les risques pour la région ? Ma tentative de réponse pour Le Monde Afrique

En Ethiopie, la croissance se heurte à des manifestations inédites

Médiapart – février 2016

Ce fut, de loin, l’un des papiers les plus difficiles à écrire. Parce qu’il s’agit d’un sujet sensible. Parce qu’il est question, surtout, d’un problème ancien, complexe et… qui n’intéresse pas grand monde au-delà des frontières du pays.

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Addis-Abeba, 2013 – Depuis plusieurs années, la capitale éthiopienne est en chantier et en pleine expansion. Vincent Defait

Mais ce que révèle, à mon sens, ces manifestations dans la région Oromia vaut qu’on s’y intéresse. La belle histoire du succès économique éthiopien se fissure un peu avec ces manifestations dont je pensais, à tort, qu’elles s’essouffleraient une fois le projet d’extension de la capitale Addis-Abeba officiellement remisée au placard.

Ma tentative d’explications sur Médiapart (pour les abonnés). Si le sujet vous intéresse, faîtes-le moi savoir et je vous enverrai un pdf.

Energies renouvelables : l’Ethiopie pleine de ressources

Alternatives Internationales (Numéro spécial) – Automne 2015

Le sommet COP 21 sur le climat devait remplir l’agenda médiatique de décembre. Pour de tristes raisons, il en sera autrement.

Allez, quand même. On devait parler climat et avenir, à cette conférence. On évoquera peut-être le cas de l’Ethiopie qui veut tellement montrer au monde ses ambitions en la matière. Avec ce léger avantage : le pays, grand comme presque deux fois la France, bénéficie d’un potentiel en énergies renouvelables absolument phénoménal. Maintenant, il s’agit de l’utiliser…

VD Alternatives Climat

Mon reportage est paru dans un numéro spécial sur le climat d’Alternatives Internationales titré « Les solutions pour sauver la planète ». C’est ambitieux.

Le magazine étant toujours en vente dans les kiosques et en ligne (ici), je ne mets pas mon article en accès non payant : Alternatives Internationales a des soucis de trésorerie. En achetant ce numéro, vous leur donnerez un précieux coup de pouce.

 

Ca plane pour Ethiopian Airlines

Le Monde Afrique – novembre 2015

VD Ethio Airlines ChineseEthiopian Airlines, c’est la success story éthiopienne. La vitrine du pays à l’étranger, en fait.

Depuis quelques années, l’entreprise ne cesse de croître, d’investir et d’ajouter de nouvelles destinations à une liste déjà longue. Et puisque le ciel africain a des difficultés à s’ouvrir aux compagnies africaines, Ethiopian Airlines se tourne vers l’Est. Vers la Chine, en particulier.

Mon article est ici.

Pour placer cette réussite dans un contexte continental, je vous recommande de lire l’article de ma consoeur Morgane Le Cam sur la conquête du ciel africain.

L’Ethiopie au coeur de l’effet El Nino

Le Monde Afrique – Octobre 2015

C’est une histoire dont le gouvernement éthiopien n’a pas vraiment envie de parler : des gens ont faim. Le principal fautif est El Nino, un phénomène climatique global, mais qui grippe le beau récit d’une Ethiopie renaissante. Forcément, avec une croissance économique à 10% depuis une décennie, au sommet de l’Etat, on redoute depuis longtemps ces images d’enfants affamés.

Comprenez bien : les autorités ne restent pas inactives. « Elle font tout ce qu’il faut sauf parler aux médias », m’a dit, micro éteint, un travailleur humanitaire. Une position de plus en plus difficile à tenir.

Mon papier dans Le Monde Afrique.

A Addis-Abeba, on s’entasse avec fierté dans le premier tramway d’Afrique subsaharienne

Le Monde Afrique – Septembre 2015Ethiopie, sept. 2015 - Le tramway d'Addis-Abeba, financé à 85% par la banque chinoise Exim et construit par l'entreprise chinoise CREC, est partiellement entré en fonction le 20 septembre 2015.

Soyons honnêtes. Quand les pelleteuses ont commencé, il y a trois ans, à défoncer les rues d’Addis-Abeba, à déloger les riverains de ces avenues qu’il a fallu élargir, à démolir leurs maisons, leurs magasins, quand les premiers rails ont été posés, on a douté. Du bien fondé de ce tramway dans une capitale qui a besoin de tant d’autres choses. Puis les premières rames ont commencé à rouler. Pour qui ? A quel prix ? Les questions ne manquaient pas. Comment ce tram s’accommodera d’une circulation hésitante, de piétons peu aux faits des dangers, des ânes indifférents au trafic ? Et l’électricité ? Comment assurer un service quotidien dans une ville habituée aux coupures de courant ?

Beaucoup de ces questions restent sans réponse. Mais le tramway est là. S’il est une bataille que les autorités éthiopiennes ont remporté, c’est celle de l’image. Restent à  convaincre totalement un public enthousiaste et hésitant.

Pour embarquer, cliquez ici.

L’Ethiopie veut du cash contre du sucre

Le Monde Afrique – juin 2015 A terme, l'usine est censée produire 619 000 tonnes de sucre par an et participer au développement de la réfion Afar, dans l'est de l'Ethiopie, où vivent principalement des populations pastorales, en employant 50 000 personnes.

Huit mois. C’est le temps qu’il m’a fallu attendre pour obtenir l’autorisation de visiter l’un des projets les plus incroyables de l’Ethiopie : l’usine Tendaho, dans l’Est cuisant du pays, doit produire 619 000 tonnes de sucre dont la moitié s’échangeront à l’export contre du cash. Les 50 000 hectares de plantation de canne à sucre, adossés à la rivière Awash, s’étaleront dans une région semi-désertique de sable et de cailloux. Et puisqu’il n’y pas grand chose autour, des logements pour 17 000 employés, des écoles, un hôpital sont en cours de construction.

Ca a l’air dingue mais le plus dur n’est pas là. Les populations locales Afar sont traditionnellement pastorales et agro-pastorales. Pas vraiment intéressées par l’idée de s’installer pour cultiver un bout de terre. En bref, Tendaho concentre les ambitions et les contradictions d’un pays pressé de se développer. Mon reportage dans Le Monde Afrique.

Juin 2015 - Dans la Tendaho Sugar factory, construite dans le se

Afar, 2014. L’usine de canne à sucre de Tendaho construite par des Indiens.